Articles du journal la tribune

 


Samedi  02/10/2004 : THEMA sur la rentrée universitaire

Le CNES évalue la nouvelle rentrée universitaire et exprime ses craintes : «La réforme LMD n’est pas adaptable aux réalités de l’université algérienne»

Les étudiants reprennent le chemin des campus aujourd’hui

Goulot d’étranglement

De l’algérianisation à la mondialisation

Des mesures exceptionnelles pour une rentrée particulière

Une rentrée sous le signe des changements

Tizi Ouzou manque d’infrastructures dignes d’une université

Le «blues» des facs

Constantine: Les conditions d’une année sereine


 Rentrée universitaire

Les étudiants reprennent le chemin des campus aujourd’hui

Samedi 2 octobre 2004

Par Lyes Malki

750 000 étudiants, dont 200 000 nouveaux bacheliers, sont attendus pour la nouvelle rentrée universitaire dont le coup d’envoi sera donné officiellement aujourd’hui. Plusieurs établissements universitaires se sont préparés à cet événement pour lequel des efforts considérables ont été déployés afin de répondre aux besoins de la communauté universitaire, affirme le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. En réponse aux différentes critiques exprimées par la famille universitaire, la tutelle n’a pas tardé à répondre en affirmant que le déficit que connaît le secteur en matière de places pédagogiques sera définitivement résorbé. Ainsi, 120 000 nouvelles places pédagogiques devraient être créées et 56 000 lits seront assurés pour accueillir les nouveaux bacheliers, a indiqué le ministre dans sa dernière sortie médiatique. Concernant l’encadrement, les universités algériennes, qui fonctionnent avec 24 000 enseignants, ne sont pas près de sortir du déficit qui ne cesse de s’aggraver avec l’augmentation sensible du nombre des étudiants. Malgré les deux mille nouveaux enseignants qui seront recrutés et les 600 coopérants étrangers qui viendront renforcer l’encadrement.     

L. M.     

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L’université reste enfermée dans son cocon

Goulot d’étranglement

Samedi 2 octobre 2004

Par Saliha Aouès

L’université sous les lampions, feux de l’actualité obligent. Autour, la sempiternelle interrogation qui taraude les esprits : réussira ou ne réussira pas ? Clin d’œil à la rentrée, une autre, une nouvelle, mais peut-être pas une, pas comme les autres.Même si les mêmes contours de satisfecit semblent vouloir tranquilliser la famille universitaire, les étudiants en prime. Anciens s’entend et nouveaux surtout.Sur le terrain, rien ne va plus. Il y a bien entendu cette clameur du tout va bien qui résonne à partir de la tutelle, à tue-tête, à la veille de cette rentrée graduelle qui a accueilli ses premiers pensionnaires ce samedi 25 septembre avant de clore ce retour annuel le 11 octobre prochain. C’est un fait. Le premier. Le second : mais que deviennent ces milliers d’étudiants qui débutent le cycle de l’enseignement supérieur avec cet engouement plein d’illusions pour l’université? L’université, cette grande fenêtre ouverte sur le monde, sur le marché du travail d’abord et surtout ? Ce chemin sensé, classique, logique en soi que de finir dans la vie professionnelle selon son profil. Mais voilà, car, il y a un mais, puisque à cette euphorie d’avoir décroché le gros lot, en réussissant au baccalauréat, ce fameux ticket pour l’avenir, va succéder une multitude d’événements qui vont non pas développer les aptitudes de l’étudiant plein de volonté, propulsé par la soif du savoir, mais drainer en lui l’effet contraire de recul intellectuel, de stagnation et d’enfermement, comme l’est désormais l’université, fermée à toutes sortes d’activités qui faisaient son essence même.Le goulot commence par cette incapacité des décideurs à prendre le taureau par les cornes et à affronter la situation telle qu’elle se présente avant que l’université ne puisse plus pouvoir assumer toutes ses prérogatives, celle de dispenser des connaissances mais surtout cette mission de former. Cette formation qui manque le plus. Parce que de perspectives il n’y en a point. Et l’étudiant, confronté à la réalité du terrain, une fois le diplôme en main, se demandera ce que ces 4 années d’études lui ont apporté et à quoi elles auront servi si, par la suite, il n’y a point de débouchés ! Ce à quoi on ne semble pas réfléchir selon des observateurs avertis, avec des années d’expérience dans l’enseignement du supérieur dans leur pupitre. Une manne en pure perte entre les mains de décideurs qui n’ont pas fait au jour d’aujourd’hui des estimations ou un programme prévisionnel pour parer à toute éventualité. Et le taux de réussite, près de 40% cette année, sur lequel on a pavoisé, n’est d’aucun secours pour ces étudiants entassés dans des amphithéâtres ou des chambres universitaires, alors que l’on clame haut et fort que les capacités d’accueil sont assurées pour les accueillir. On fait alors dans le raccommodage, où les empiècements sont appelés à s’user de nouveau. A défaut de faire dans une programmation, pour une gestion politique de l’université et non pas purement politicienne comme c’est le cas depuis plus d’une vingtaine d’années maintenant. La preuve, cette menace d’expulsion dont font les frais les filles à la cité U Dergana I, pour laisser place aux nouveaux étudiants des travaux publics, faute d’endroit où les caser. Les anciennes pensionnaires de 5 ans seront dispatchées sur les autres cités loin de leur institut. Point de réflexion avant le fait accompli. Comme celui de prévenir les cas de figure qui peuvent se présenter à l’exemple de ce taux de réussite au bac qui, au-delà des pronostics, a pris la tutelle au dépourvu ! Même si elle clame haut et fort, en devançant toutes les appréhensions, que les places pédagogiques sont disponibles pour absorber ce nouveau flux d’étudiants. Mais bien sûr ! Quand les amphis sont pleins comme un œuf, que les TD et TP sont pratiquement légion, que l’acquisition des modules et le passage sont assurés malgré un niveau très bas. Que les magistères sur lesquels on joue pour la note après un concours d’entrée en filtrant soi-disant les meilleurs alors que c’est le copinage qui sévit, n’obéit à aucune logique. C’est mal cacher ces capacités d’accueil assurées. Car, selon des universitaires, sous d’autres cieux, quand on retient un nombre de reçus au concours, ce sont ces mêmes candidats qui sont appelés à continuer leur cycle d’études, puisque le pas a été franchi.D’autre part, l’université, censée être un tremplin du savoir, s’avère pauvre en la matière, à part la théorie qu’elle inculque, la pratique reste le parent démuni de ce paysage scientifique. D’autant que depuis le début des années 1980 aucune activité culturelle, intellectuelle, scientifique ne vient soutenir l’enseignement dispensé… pas même un environnement immédiat qui inciterait aux rencontres, aux débats, aux échanges, à l’apprentissage pratique… fini donc les séminaires, les conférences, les séances ciné-club, les sorties théâtrales et autres réunions culturelles qui faisaient l’épanouissement du cercle universitaire. Aujourd’hui, pour tout entourage de cette haute instance de la réflexion, il y a des fast-foods, des cafés, ou tout à fait rien !En fait, on va à l’université pour assurer ses modules, sans plus. Avec tout juste ce diplôme de chômeur qui propulse vers un avenir incertain. Une véritable bombe à retardement, parce que la colère cumule et la révolte est latente…   

S. A. 

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    Université de Bab Ezzouar

De l’algérianisation à la mondialisation

Samedi 2 octobre 2004

Par Hasna Yacoub

Université des sciences et de technologie Houari Boumediene (USTHB) : du béton. En centaines de tonnes. A perte de vue. Des barrières de fer, des portes blindées et des cadenas de la grosseur d’une main en guise de décor, hideux, dans ce lieu de savoir et de technologie. Il faut bien préserver l’université du vol, des «dérapages politiques» et de la «manipulation», diront certains après la douloureuse expérience des années 1990. D’autres rappelleront que les universités sont bien évidemment le vivier qui produira, demain, les nouveaux «cocktails» politiques et les décideurs de l’avenir du pays. Y prendre garde coule de source ! A Bab Ezzouar, les responsables veillent au grain.

Le cauchemardesque cap du tronc commun

Des vigiles partout, talkie-walkie en main, circulent dans les couloirs, visibles même dans les amphis. Contrôle et vérification pour tous. Rassurés, les étudiants peuvent l’être. Pour les études, on repassera. Là, ils sont nombreux, des centaines de jeunes étudiants en tronc commun (connu sous l’abréviation de CT) à avoir ce sentiment d’être «perdus» dans cette université de la taille d’une ville. Ayant obtenu leur baccalauréat avec des moyennes très satisfaisantes, au moins 12/20, de nombreux étudiants et étudiantes ne sont pas arrivés à passer le fatidique cap du CT. Aujourd’hui «triplants», ces derniers sont confrontés au risque du renvoi. Purement et simplement. Ils déambulent, tournent indéfiniment en rond dans les couloirs de l’USTHB à la recherche d’un interlocuteur, d’un espoir pour aller au bout, persister à croire que les portes du savoir ne leur sont pas définitivement fermées. Devant des portes de laboratoires closes, ces étudiants qui viennent de rater pour la seconde ou la troisième fois leur année regardent sans broncher l’affichage des résultats des rattrapages. Le désespoir. Que vont-ils faire ? Ils ne savent pas trop. Certains se dirigent vers l’administration. D’autres attendent désespérément leurs professeurs.    

Université de Bab Ezzouar : de l’algérianisation à la mondialisation

Les plus émotifs fondent en larmes. Trois étudiantes se dirigent vers le bloc des «400», là où sont aujourd’hui regroupés les bureaux des associations estudiantines. «Nous nous sommes rendues hier dans les bureaux de l’UNEA et avons parlé à l’un des représentants mais il n’a fait que nous écouter. Nous allons revenir, peut-être qu’il y aura du nouveau», espèrent-elles.

Les portes closes des associations estudiantines

Ces dernières ne s’expliquent pas l’échec. Triplantes toutes les trois, elles se sont pourtant appliquées toute l’année à suivre leurs cours. «Je ne sais pas si c’est trop difficile, si je n’ai pas le niveau requis ou si réellement je ne fournis pas assez d’efforts. Je ne sais plus où j’en suis», avoue l’une d’elles. Les deux autres ont l’air tellement désespérées qu’elles se confinent dans le silence. Debout devant une grande porte en fer ouverte, elles regardent les bureaux fermés qui longent le petit couloir abritant les cinq associations estudiantines : UNEA, UGEL, UGEA, ONEA et ARE. A voir les affiches datant de plusieurs mois déchirées ornant les murs, les bureaux semblent abandonnés. Sinon comment expliquer qu’à moins de deux jours de la rentrée officielle des universitaires, aucune représentation syndicale des étudiants n’a ouvert encore ses portes. «Depuis longtemps déjà, elles ne représentent plus personne», soutiennent des étudiants, qui pour faire dans la dérision, ajoutent : «Les syndicats ne manifestent plus que pour la Palestine et l’Irak. Quelques fois également pour nous appeler à faire grève et nous faire rater notre année.» «Même le Jour de la science, c’est un gala qui est organisé à la place des conférences», affirment d’autres étudiants. Ces derniers parlent également «du manque important de moyens» des différents clubs sportifs, scientifiques ou encore culturels. Le manque de livres dans la bibliothèque ou encore l’accès «réglementé» à la nouvelle salle Internet, installée dernièrement au village universitaire, ont été aussi l’un des sujets loufoques des étudiants. «Il faut être étudiant en fin de cycle pour avoir accès, deux heures par semaine, à la salle internet», ironisent certains parmi eux. Malgré tous les inconvénients cités, les étudiants affirment être pris dans «un cercle vicieux» à l’USTHB. «Dès qu’on y est, on ne peut plus la [l’université, NDLR] quitter», affirment-ils. «C’est comme un aimant. Je ne sais pas ce qui m’attire ou peut-être je me dis que si je quitte Bab Ezzouar, il n’y a rien d’autre à faire à l’extérieur. Il y a aussi l’ambiance», soutient un étudiant en physique en troisième année qui a déjà passé six ans à l’USTHB. Un autre schématise cette «attraction» par «une drogue qui tue à petit feu».

«Des sommités algériennes à l’étranger et des étrangers pour l’Algérie»

Les enseignants de l’USTHB ne partagent pas cet avis même s’ils concèdent à leurs étudiants qu’être universitaire à Bab Ezzouar n’est pas «chose facile». Contents du taux de réussite de cette année comparativement à celui de l’année d’avant qui a été perturbée à cause du séisme du 21 mai, les enseignants soutiennent que les conditions ne sont pas totalement réunies pour une bonne prise en charge des étudiants. «Exemple anodin, le créneau de midi est toujours plein pour l’étudiant. Peut-on assimiler le ventre creux ou avec des journées chargées jusqu’à 18h ?», s’interroge un enseignant. Ce dernier, qui reviendra longuement sur les problèmes socioprofessionnels des enseignants, parlera avec beaucoup de regret du départ des «sommités algériennes» vers d’autres universités étrangères et s’interrogera ainsi sur l’opportunité de cette nouvelle politique décidée dernièrement par le gouvernement. Celle de faire appel à des professeurs étrangers de haut niveau pour «rehausser le niveau de l’université algérienne et rentrer de plain-pied dans la globalisation et la mondialisation». «Il y a dix ans, ils [les premiers responsables de l’enseignement supérieur, NDLR] voulaient algérianiser l’université. Aujourd’hui, on veut tout éponger pour un retour à la case départ. Qu’est-ce qui se cache derrière tout ça ?» se demande l’enseignant qui ne manque pas de s’interroger sur l’importance de l’enveloppe qui sera réservée à la prise en charge des six cents professeurs étrangers auxquels l’Etat fait appel aujourd’hui et qui aura à couvrir leur hébergement et leur salaire en dinars algériens ou en devises. Les logements qui seront dégagés pour les étrangers, l’enseignant estime qu’ils seront sûrement beaucoup plus importants que ceux qui ont été dégagés pour les enseignants après deux grèves et plus de trois mois de bras de fer ! A ce sujet justement, on a appris que les logements sociaux octroyés aux enseignants du supérieur, il y a plus de deux ans dans la wilaya de Blida, ne le sont toujours qu’avec des décisions d’affectation du ministère de la tutelle. Les enseignants, comme l’affirment certains bénéficiaires, refusent alors de payer les 3 000 DA de loyer puisque aucun document ne leur est livré justifiant le paiement du locataire. Il paraît même et selon un enseignant locataire que le contrat de location serait établi entre l’OPGI et le ministère de l’Enseignement supérieur, «donc nous n’avons aucune garantie que nous resterons les locataires de ces logements. A ce titre, nous sommes en train de payer une location au nom de l’université. C’est de l’arnaque !» soutient l’enseignant bénéficiaire. D’autres sujets ont été abordés avec les enseignants qui semblaient avoir beaucoup de choses à dire. Sur la politique de la recherche notamment, ces derniers se demandent encore pour quelle raison l’argent destiné à cette branche n’est pas clairement dépensé. «La recherche est faite à titre individuel car il n’y a aucune stratégie», assurent les enseignants. Ces derniers regrettent que leurs professeurs qui sont considérés comme des «lumières du savoir» soient partis à l’étranger. «Au moins une vingtaine de professeurs de haut niveau ont quitté le pays. A-t-on cherché à savoir pourquoi ? Non et pourtant aujourd’hui on fait appel à des sommités étrangères. C’est aberrant !», lâchent des enseignants avant de s’engouffrer de nouveau dans les couloirs de l’USTHB. Vers le béton. Les portes blindées et les cadenas.

H. Y.

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Le ministère de l’Enseignement supérieur Rassure

Des mesures exceptionnelles pour une rentrée particulière

Samedi 2 octobre 2004

Par Amel Bouakba

La rentrée universitaire 2004-2005 est prévue pour le 2 octobre prochain pour les nouveaux bacheliers et on pense d’ores et déjà aux récurrentes préoccupations qui se posent, comme pour chaque rentrée : hébergement, encadrement, restauration… Avec une différence de taille, toutefois : les pouvoirs publics doivent faire face, cette année, à un taux de réussite exceptionnel de 42% au bac. Autrement dit, au lieu des 140 000 étudiants prévus, 202 615 vont rejoindre les campus et porter ainsi le nombre total d’étudiants à 740 000, encadrés par 25 500 enseignants. Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, rassure, avec preuves à l’appui : une série de mesures exceptionnelles a été prise pour assurer une rentrée sereine sur tous les plans et résoudre le déficit en places pédagogiques, en hébergement, en encadrement…Les pouvoirs publics ont mis le paquet, avec une série de nouveautés ; entre autres réforme LMD, recours aux enseignants étrangers et réquisition de logements sociaux pour l’hébergement des étudiants. Ainsi, le département de Harraoubia a affirmé avoir pris les dispositions nécessaires pour la prise en charge de tous les étudiants. Ce que confirme Djamel Benhamouda, conseiller du ministre. Il réitère ce qu’a affirmé dernièrement le ministre : «Chaque étudiant aura une place pédagogique à l’université.»A ce propos, il est prévu la réception, par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, d’infrastructures d’une capacité de 50 000 places pédagogiques en plus de celles disponibles d’une capacité de près de 600 000 places.En matière d’hébergement et de restauration, la réception de 20 000 lits et de 14 restaurants universitaires répartis sur 25 villes universitaires est attendue. Ce qui porte ainsi la capacité d’hébergement des établissements à 272 550 lits. D’autre part, il est prévu le doublement des lits dans les résidences universitaires à hauteur de 60 000 lits et la mobilisation de 5 000 logements sociaux en vue de leur utilisation en résidence d’hébergement pour 50 000 étudiants dans 22 villes connaissant un déficit. S’ajoute à cela l’ouverture de 22 restaurants universitaires en préfabriqué. Plusieurs structures étatiques ont été réquisitionnées à travers le pays. On apprend par ailleurs, selon le conseiller du ministre, que le ministère compte à partir de cette année récupérer les chambres universitaires occupées par des fonctionnaires du secteur pour héberger les étudiants. Les autorités locales ont été instruites de recenser tous les endroits pouvant héberger les étudiants, a indiqué le ministre de l’Habitat qui a, lors de ses dernières sorties médiatiques, promis aux enseignants de résoudre le problème du logement à travers notamment la formule du logement social participatif. Ainsi les pouvoirs publics ont-ils mis le paquet pour une meilleure prise en charge des étudiants sur les plans pédagogique, de l’encadrement et de l’hébergement. D’autre part, le département de Harraoubia se prépare d’ores et déjà à la rentrée universitaire 2005/06. Il prévoit à cet effet 65 000 lits et 43 nouveaux restaurants. Pour éviter de nouvelles tensions, l’année prochaine, face à l’augmentation du nombre des bacheliers, le gouvernement prendra toutes les mesures nécessaires afin que d’ici à septembre 2005, le programme d’infrastructures soit entièrement livré, soit près de 130 000 nouvelles places pédagogiques et ce, en application des directives du président de la République. L’une des grandes nouveautés pour cette année réside dans la réforme LMD (Licence, Master, Doctorat) qui va entrer en vigueur à partir de la rentrée universitaire 2004/05 en Algérie, et qui touchera dans un premier temps 10 établissements de l’enseignement supérieur sur les 58 existants. La vulgarisation d’Internet et de l’outil informatique n’est pas en reste. Les pouvoirs publics insistent sur la généralisation de l’utilisation de l’informatique dans toutes les spécialités et l’utilisation de cours en ligne accessibles à tous les étudiants ainsi que sur le recours aux technologies de l’information et de la communication pour développer les potentialités des universités en matière de formation. Leministère de l’Enseignement supérieur a mis le mois dernier 1 000 micro-ordinateurs à la disposition de différentes universités et compte rééditer la même opération au début de ce mois d’octobre. Pour faire face au déficit en encadrement (il serait de l’ordre de 20 000 par rapport à un total disponible de 23 205) qui se fait cruellement ressentir, cette année, les pouvoirs publics ont initié une nouvelle formule : faire appel à 600 professeurs étrangers de haut niveau. Selon le conseiller du ministre, ces professeurs qui devront renforcer l’école doctorale sont issus de différents pays. L’offre est ouverte à tous les professeurs d’université. Les dossiers seront réceptionnés au niveau des ambassades et une commission spéciale procédera à leur étude et leur sélection. Ces professeurs auront pour mission de former des formateurs pédagogiques, d’encadrer et de perfectionner les enseignants à l’école doctorale, créée cette année. Toujours pour pallier les problèmes d’encadrement, le département de Harrouabia entend encourager les enseignants à faire des heures supplémentaires notamment dans les filières et les universités qui enregistrent un déficit en matière d’encadrement.    

A. B.

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  Le CNES évalue la nouvelle rentrée universitaire et exprime ses craintes :

«La réforme LMD n’est pas adaptable aux réalités de l’université algérienne»

Samedi 2 octobre 2004

Par Lyes Malki

Comme à chaque nouvelle rentrée universitaire, le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES), l’organisation syndicale la plus représentative dans les universités du pays, n’a pas tardé à faire connaître son avis sur l’ensemble des conditions dans lesquelles les enseignants mais aussi les étudiants reprennent le chemin des campus. Tout en affirmant que le syndicat et l’ensemble de la famille universitaire ne sauraient nier les efforts consentis par les pouvoirs publics dans le sens d’une meilleure prise en charge des problèmes du secteur, le CNES appréhende pour cette année une rentrée des plus difficiles. D’abord, explique Farid Cherbal, coordinateur national adjoint chargé du Centre, «les déficits qu’accuse le secteur sont tels qu’il serait impossible de rattraper tout le retard en quelques années seulement». Selon le même responsable, depuis les années 1980, «il n’y a pas eu de grands projets d’universités à l’image de l’USTHB de Bab Ezzouar, de l’USTO d’Oran ou de l’université Mentouri de Constantine». Le grand nombre d’étudiants répartis sur les différentes régions du pays ne saurait être absorbé, aux yeux du CNES, par 58 établissements universitaires. Ce déficit, explique-t-on encore, n’est toujours pas comblé malgré les assurances de la tutelle qui affirme que 120 000 nouvelles places pédagogiques ont été assurées. Le CNES fait ce constat en se basant sur la réalité actuelle en matière d’encadrement qui montre que la moyenne est d’un enseignant pour 28 étudiants, alors que la norme internationale est d’un enseignant pour 15 étudiants. C’est la raison pour laquelle le syndicat ne cesse de revendiquer l’ouverture de nouveaux postes budgétaires et d’en finir avec les solutions de rafistolage comme augmenter les heures supplémentaires d’enseignement ou le recours aux services des professeurs étrangers. Le syndicat CNES évoque par ailleurs le manque flagrant d’outils pédagogiques dont souffrent les établissements universitaires. Farid Cherbal cite à titre d’exemple des cours de génétique qu’il assure à l’USTHB : «99% des enseignements dans cette spécialité se font par des cours théoriques et les travaux pratiques sont quasi inexistants à partir de la troisième année», assure-t-il. Au sujet de l’introduction cette année du système LMD, le responsable du CNES affirme qu’il s’agit d’une «réforme néo-libérale qui va se décliner suivant plusieurs axes : la dérégulation et le démantèlement du service public universitaire, la réduction de la dépense publique dans le secteur de l’enseignement supérieur et l’ouverture sur le marché. Elles ont pour but d’adapter l’enseignement supérieur algérien à la feuille de route de la mondialisation néo-libérale dans le cadre de l’accord d’association avec l’Union européenne, et de transformer ainsi l’université publique en université productive, marchande et mercantile». Tout en avouant que la réforme de l’université est indispensable, le CNES souligne que tout changement «doit aller vers une université publique performante tout en préservant la démocratisation du savoir et l’égalité des chances entre les étudiants». Cependant, fort est de constater, précise encore le syndicat, que «la réforme LMD est rentrée en Algérie dans les bagages de l’accord d’association avec l’Union européenne en vue de créer une zone de libre-échange». Aussi pense-t-il que «l’université algérienne est loin de posséder tous les moyens et les atouts nécessaires à la mise en place du système LMD qui sont disponibles dans les grandes universités européennes et les universités privées et publiques américaines». En tout état de causes, le syndicat CNES se dit décidé à mener une campagne de sensibilisation afin d’expliquer les enjeux de ce nouveau système en organisant à Alger deux journées d’étude les 12 et 13 du mois en cours autour de la réformes LMD.   

L. M.   

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Nouvelle gestion, LMD et statut

Une rentrée sous le signe des changements

Samedi 2 octobre 2004

Par Lyes Malki

Près de 750 000 étudiants sont attendus pour la rentrée universitaire 2004-2005. Placée cette année sous le signe des réformes, cette nouvelle rentrée sera marquée par la mise en application des premières mesures prises dans le cadre des transformations introduites dans la gestion des universités mais aussi dans les statuts et les diplômes délivrés. Longtemps contestées, les lois régissant la gestion des établissements universitaires se sont vues modifiées par un texte (loi d’orientation de l’enseignement supérieur du 17 août 1998) qui n’a été mis en application que l’année dernière en faveur du décret exécutif rendu public le 17 août 1998 et mis en application par le décret exécutif du 23 août 2003. Désormais, les conseils d’administration, les conseils scientifiques d’université et les conseils scientifiques de faculté incluent des membres représentant une partie de la composante universitaire. Il n’en demeure pas moins que cette représentation reste limitée puisqu’elle ne concerne pas les chargés de cours, les maîtres assistants, les assistants et les professeurs ingénieurs. Certes, d’aucuns pensent que ce nouveau texte constitue une avancée dans le chemin de la démocratisation de la gestion des établissements universitaires. Toutefois, les partenaires sociaux et les organisations estudiantines demandent mieux en revendiquant carrément l’élection des doyens d’université, des chefs de services de département et les recteurs d’université, aujourd’hui désignés par les administrations rectorales. L’autre nouveauté mise en application cette année concerne la réforme de l’enseignement supérieur, adoptée par le Conseil des ministres du 30 avril 2002, en application du plan des recommandations de la CNRSE. De même, les étudiants, pour cette année et dans certaines universités pilotes, ont la possibilité de s’inscrire dans la nouvelle formule LMD (Licence, Master, Doctorat). A Oran, 1 300 bacheliers ont exprimé le vœu de suivre une formation supérieure basée sur ce nouveau système. Cinq domaines de formation sont proposés au titre du «LMD», à savoir les MIAS (mathématiques et informatique appliquées aux sciences), ST (sciences et techniques), SM (sciences de la matière), SNV (sciences de la nature et de la vie) ainsi que le sport. Ce qu’il faut savoir pour ce nouveau système qui propose un cursus de trois ans pour la licence, de cinq ans pour le master et huit ans pour le doctorat, c’est le retour à la formule des modules. Ainsi, et à titre d’exemple pour la licence, il y a 180 modules à obtenir impérativement durant la période minimale de trois ans. Si un étudiant n’a pas réussi un module ou plusieurs, son cursus sera allongé encore d’une année. C’est le même procédé pour le master et le doctorat où chaque module doit être obtenu obligatoirement. Avec ce nouveau système, l’étudiant disposera de plus de passerelles et ses études devenues plus flexibles lui permettront facilement de changer de spécialité sans perdre les modules acquis dans son cursus que se partagent les spécialités. Par ailleurs, le collectif des enseignants espère que cette année sera celle du règlement définitif de la question du statut de l’enseignant-chercheur. Et pour cause, la prise en charge de cette revendication a été toujours liée au règlement du dossier de la fonction publique, aujourd’hui inscrit dans l’ordre du jour de la prochaine rencontre bipartite UGTA - gouvernement. Il faut dire à ce propos que l’aboutissement d’une telle revendication constituera une grande victoire pour la corporation d’autant qu’elle aura des répercussions inévitables sur les grilles de salaires.   

L. M.   

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Déficit notamment en places pédagogiques

Tizi Ouzou manque d’infrastructures dignes d’une université

Samedi 2 octobre 2004

Par Lakhdar Siad

L’université Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou a bénéficié de plus de 30% du budget alloué à la wilaya dans le cadre du programme 2004, soit l’équivalent de 91,5 milliards de centimes, selon les estimations du ministère de tutelle annoncées à Tizi Ouzou l’été dernier en marge d’une visite ministérielle. Cet argent servira à réaliser 2 000 places pédagogiques, 1 000 lits, un nouveau campus de 4 000 places, un rectorat et à réhabiliter l’infrastructure déjà existante ébranlée par le séisme du 21 mai 2003, ajoutait un haut responsable du secteur. L’université de Tizi Ouzou, loin de constituer un pôle homogène notamment en infrastructures, dispose de huit facultés, vingt-cinq départements pour cinquante-cinq spécialités, dont quarante-huit cycles longs et soixante-dix cycles courts. 28 742 étudiants sont inscrits, dont 27 728 inscrits en graduation et 924 en post-graduation pour une capacité de 28 650 places pédagogiques (infrastructures insuffisantes). 43 amphithéâtres, 57 salles de cours, 284 salles, 675 salles de travaux pratiques et 91 laboratoires sont disponibles pour cette année. Le recteur annonçait 130 enseignants permanents «pour l’encadrement des effectifs», 94 associés, et 747 vacataires, soit 1 enseignant permanent pour 28 étudiants, rapport ramené à 1 enseignant pour 16 étudiants avec l’intervention extérieure (associés). M. Rabah Kehlouche a affirmé lors des préparatifs de l’année en cours que 80% des nouveaux bacheliers de la wilaya de Tizi Ouzou sont pris en charge par l’université qu’il dirige depuis quelques années. Elle a accueilli 7 922 nouveaux inscrits avec une hausse de 2 222 étudiants par rapport à l’exercice précédent pour un total de 32 769 étudiants. A ce titre, le recteur reconnaît un déficit en places pédagogiques pour les filières lettres, sciences économiques, langues, psychologie et droit, situation qui se traduira par une «pression» sur le bloc Hasnaoua A où est domiciliée la faculté des sciences humaines. Pour résorber ce manque, il est proposé la réalisation de 15 salles et de deux amphis en préfabriqué pour le biomédical dans les plus brefs délais ainsi que l’exploitation de la salle polyvalente à Hasnaoua II, la maximisation de l’utilisation des salles DT et des amphis et repousser les cours jusqu’à 18h. Pour ce faire, concernant le dernier recours, le renforcement du réseau de transport suburbain s’impose pour parer au déficit chronique en places d’hébergement. L’autorité du rectorat qualifie de «pic» la situation présente non prévue par les statistiques. «Un pic qui risque de conduire à une impasse avec des répercussions inévitables sur l’année 2005-06 en raison du taux de réussite important au bac qui a dépassé toutes les prévisions», signale-t-on du côté de cette autorité. En guise de solutions immédiates, il est proposé d’ouvrir 82 postes budgétaires, toutes matières confondues, de renforcer l’encadrement en enseignants permanents, «plus stables, plus sûrs et plus compétents et ce, par l’augmentation de postes budgétaires», ajoute-t-on.De son côté, le coordinateur des résidences universitaires indique la réception de 1 000 lits, une salle polyvalente et un restaurant implantés au pôle technologique, d’une capacité de 15 000 étudiants. L’université de Tizi Ouzou dispose de 12 résidences avec 15 304 lits. 73% des étudiants sont hébergés, dont 65% de filles et 35% de garçons. Elle compte 23 553 étudiants boursiers, soit 85% ; 17 restaurants servant 49 700 repas/jour. S’agissant du transport, on enregistre un taux de 52% d’étudiants transportés, soit 34 bus pour les lignes suburbaines qui comptent 3 553 abonnés et 91 bus pour les lignes urbaines qui totalisent 10 992 abonnés. Les chiffres font ressortir un déficit de 2 730 lits que les responsables comptent couvrir avec le dédoublement des chambres, la réception de 480 lits à Hasnaoua III, environ 500 lits à Hasnaoua IV et la réhabilitation de Hasnaoui I. En définitive, on constate un déficit de 278 lits. On parle déjà de la nécessité de l’extension du réseau suburbain.    

L. S.  

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Rentrée difficile, sortie incertaine

Le «blues» des facs

Samedi 2 octobre 2004

Par Meriem Merdaci

Quel est, actuellement, le rôle de l’université ? Est-ce qu’elle forme réellement les étudiants ? Les prépare-t-elle à la vie active ? Ce sont les questions que se posent parents, étudiants, bacheliers et sans doute à mots couverts la tutelle et les autorités. Arrivés à la fin de leur cycle d’études, les diplômés, particulièrement les jeunes filles -on sait que l’effectif estudiantin est de plus en plus féminin- se trouvent confrontés systématiquement aux mêmes problèmes. «Et maintenant que vais-je faire, que va devenir ma vie ?», comme le confie cette jeune licenciée en sciences humaines. Cela fait des années que le problème de ceux que l’on nomme, de manière un peu injuste, «les chômeurs diplômés» occupe les esprits sans que leur situation ait réellement trouvé une issue. Après une moyenne de seize années d’études, les jeunes Algériens diplômés, toute qualité de formation égale par ailleurs, se retrouvent femmes au foyer pour les unes et dans la galère pour la plupart d’entre eux. «Je suis resté au chômage pendant deux ans. Ensuite je me suis résolu à vendre des cigarettes au lieu de ne rien faire», dira un jeune médecin qui a accroché son diplôme au dos de la petite table qui lui sert d’étal. «Il est malheureux de constater que je vais finir mes jours à tenir la maison et au mieux à être une femme de ménage», confiera une diplômée en chirurgie dentaire. A la veille de la rentrée, les problèmes administratifs et matériels que rencontre l’université chaque année ne cessent de s’accroître ; une surcharge des effectifs, avec 65 000 étudiants, dont 15 000 nouveaux bacheliers pour cette année à l’université Mentouri de Constantine. Et on rappellera que les ministres de l’Enseignement supérieur et de l’Habitat avaient, l’été dernier, inspecté divers chantiers et s’étaient préoccupés de la lancinante question de leur accueil. Déficit en enseignants, manque de salles de cours et d’amphis forment la quadrature du cercle de cette rentrée. «J’appréhende la reprise rien qu’à penser à tous ces problèmes», dira un enseignant universitaire. «Le simple fait de penser à ces problèmes me décourage alors qu’on n’a même pas commencé les cours», a ajouté un jeune étudiant en troisième année de sciences commerciales. On peut le constater l'atmosphère n’est pas vraiment à la joie et il sera de plus en plus difficile pour la communauté universitaire de vivre des conditions de travail peu évidentes sans se projeter dans un avenir pour l’heure incertain. Etudiants et enseignants ne peuvent manquer, en effet, de se demander quelle sera la finalité de leurs efforts d’aujourd’hui.   

M. M.  

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Université de Constantine

Les conditions d’une année sereine

Samedi 2 octobre 2004

Par A. Lemili

Quelle rentrée universitaire pour la ville de Constantine ? Celle tout d’abord impressionnante quant à l’importance de la population à recevoir : 70 000 étudiants, soit un dixième de la population globale. Ce qui fait dire à M. Djakoun, recteur de l’université, que «sur ce plan, nous constituons l’un des pôles universitaires les plus importants du pays avec 80 laboratoires pour la recherche académique et appliquée, 3 000 enseignants et 1 500 agents administratifs. Ce qui fait de l’université de Constantine une ville dans la ville».L’intégration des 15 000 nouveaux bacheliers, nombre au demeurant très important comparativement aux dernières années, se fait graduellement, d’où la raison du décalage de la rentrée effective (début des cours) pour ces nouveaux étudiants au 9 octobre prochain, autrement dit après avoir définitivement réglé la question d’accueil et d’installation notamment en matière d’hébergement pour ceux qui viennent des autres régions du pays en attendant la réalisation des 20 000 places pédagogiques prévues d’ici à 2008. Selon notre interlocuteur, «le rythme de croisière sera atteint au plus tard dans un mois et nous pourrons nous enorgueillir d’avoir relevé un véritable défi malgré les contraintes rencontrées, quoique celles-ci aient leurs solutions. A l’heure actuelle et à l’issue des activités pédagogiques habituelles, nous devons réagir plus particulièrement à la question du transport non par manque de moyens mais beaucoup plus en raison de la configuration cartographique de la ville et sa périphérie, sachant, est-il besoin de le souligner, que les annexes de l’université sont aujourd’hui implantés dans toutes les communes de la wilaya en plus de la nouvelle ville Ali Mendjeli où a été aménagée une nouvelle faculté de sciences économiques d’une capacité de 3 000 places».Aux filières traditionnelles ont été adjointes d’autres de nature à accompagner, voire à être en phase avec l’émergence de nouvelles exigences du monde du travail telles que l’enseignement des techniques commerciales et bancaires, la chimie pharmaceutique, l’imagerie médicale, des formations sanctionnées par des diplômes et accessoirement pouvant constituer un CV. Visiblement très serein et optimiste quant au bon déroulement de cette année universitaire 2004-2005, le recteur considère après les quelques contraintes évoquées que «la plus grande des contraintes reste celle qui consisterait à ne pas trouver de solution à une difficulté dont la dimension et la complexité importent peu. Et nous croyons sincèrement qu’aujourd’hui, nous avons les moyens, les hommes et les conditions pour bien mener notre tâche». Rappelons enfin que la rentrée solennelle est prévue pour mercredi prochain.

A. L.   

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