Articles du journal El-Watan
Université
Mentouri-Constantine: Le
torchon brûle entre le CNES et le rectorat
(El-Watan
du 02/12/2004).
Le
CNES dénonce l’acharnement contre l’un de ses membres
(El-watan
du 30/11/2004)
M. Mechab
(CNES) au sujet des enseignants étrangers
« Discrimination
salariale inadmissible » (10/11/2004).
La
communauté universitaire dans le désarroi:
L’année
universitaire 2004/2005 s’annonce sous de très mauvais auspices à
l’université Djillali Liabes de Sidi Bel Abbès.
UNIVERSITE DE
MOSTAGANEM / Une rentrée dans l’indifférence (02/10/2004
)
740 000 ETUDIANTS DANS LES
CAMPUS DES AUJOURD'HUI ET BEAUCOUP DE PROBLEMES / L’administration harcelée
à Constantine (02/10/2004
)
Harraoubia
interpellé
(02/10/2004 )
Sur fond de
contestation à Aïn Defla (02/10/2004 )
Peu
de contraintes à Médéa ( 02/10/2004 )
Université Mentouri:Le torchon brûle entre le CNES et le rectorat
Dans un communiqué remis à notre rédaction, la
section syndicale du CNES s’insurge contre la décision unilatérale de
l’administration de l’université d’organiser les comités scientifiques
de département et conseils scientifiques de faculté dans des délais qui
n’ont pas été mis à l’approbation des concernés.
Selon
le CNES, les enseignants n’ont été tenus au courant de cette intention
qu’après la reprise des études qui a suivi l’Aïd. Pour les représentants
des enseignants, les délais étaient trop courts, puisque l’administration
n’offrait aux candidats potentiels que quatre jours pour le dépôt de leur
dossier, à partir de la date d’affichage de ladite note. A partir de là, les
élections devaient être organisées six jours après. Ce qui est aux yeux des
enseignants une aberration, car l’administration n’offre ainsi guère le
temps aux enseignants de se concerter et de choisir leurs représentants dans
les deux structures citées plus hauts. Le CNES qui se révolte contre ce genre
de pratiques, relève par ailleurs « l’aspect expéditif de l’opération »
qui ne serait pas à sa première expérience, mais qui « caractérise
toujours ce genre d’élections » Les syndicalistes, qui minimisent en
tout cas l’importance des deux structures, à savoir les comités
scientifiques de département et conseils scientifiques de faculté, car dépourvus
en réalité de tout pouvoir de décision, recommandent aux enseignants de présenter
leur candidature et « de voter pour des représentants dont ils
reconnaissent l’intégrité et la volonté de défendre l’intérêt de tous
les collègues et d’écarter démocratiquement et dans la mesure du possible
ceux qui ont l’habitude d’utiliser ces deux structures pour leur propre intérêt,
en particulier lors de l’octroi de stages de formation à l’étranger ».
Le communiqué signale, enfin, que les enseignants souhaitent que les chefs de département
et les doyens de faculté (membres des comités scientifiques) soient élus par
leurs pairs, puisque cela garantirait « une meilleure gestion scientifique
du département et de la faculté ». Ce communiqué dénote en tout cas la
grave crise de confiance qui secoue les rangs des enseignants à l’université
Mentouri qui mettent ainsi à l’index la gestion douteuse des structures
scientifiques par certains chefs de département et doyens de faculté.
Le CNES dénonce l’acharnement contre
l’un de ses membres
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction,
le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) dénonce les
agissements de madame la doyenne non élue de la faculté des sciences
biologiques.
La professeur R. Seridji décide, sur la base d’informations
erronées, d’une retenue sur salaire de 24 jours à Farid Cherbal, enseignant
de génétique en 2e année de biologie et coordonnateur national adjoint chargé
de la région du Centre du CNES. La section USTHB tient à préciser que le mis
en cause assure les cours de génétique section B et les travaux dirigés (TD)
des groupes E1 et F2. « Pour la majorité des modules de la section B, les
cours n’ont effectivement commencé que la semaine du 23 au 28 octobre 2004,
faute de présence d’étudiants. Farid Cherbal a assuré son cours avec la
section B, le mercredi 27 octobre 2004. » Les TD du groupe E1, poursuit le
CNES, ont été assurés normalement à partir du 18 octobre 2004. Les TD du
groupe F2 ont été assurés. Farid Cherbal affirme avoir donné toutes ces
informations aux membres du comité modulaire du module de génétique qui
s’est tenu le 7 novembre 2004. A cet effet, la section CNES-USTHB dénonce et
condamne « l’acharnement administratif » de la doyenne et se réserve
le droit d’utiliser tous les moyens légaux pour rétablir M. Cherbal
dans ses droits. Aussi, la section se dit convaincue que cet acharnement est en
rapport avec le combat du CNES pour une gestion démocratique de l’université.
Edition du 10 novembre 2004
M. Mechab (CNES) au
sujet des enseignants étrangers
« Discrimination
salariale inadmissible »
On
considère qu’on ne peut pas augmenter d’un sou le salaire d’un enseignant
algérien, mais quand il s’agit d’enseignants étrangers, à qualification
et à compétence égales de surcroît, les pouvoirs publics ne trouvent aucun
mal à cela, bien au contraire, ils vont jusqu’à proposer des salaires
oscillant entre vingt et trente millions de centimes par mois. Une
fortune quoi ! », a estimé M. Mechab, coordinateur national
adjoint du CNES, après la publication dans le Journal officiel du décret exécutif
portant, entre autres, sur la fourchette de salaire très avantageuse proposée
aux enseignants étrangers. Paraphé par le chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia,
ce décret exécutif, fixant les conditions de recrutement des personnels étrangers
dans les services de l’Etat, des collectivités locales, des établissements,
organismes et entreprises publics, met en évidence « l’énorme disparité
salariale qui se met en place entre enseignants algériens et étrangers et à
laquelle contribue largement ce nouveau texte de loi », considère-t-on au
sein de la communauté universitaire. Il s’agit en fait du décret exécutif n° 04-315
du 2 octobre 2004 modifiant et complétant le précédent texte de loi qui
remonte à 1986, établissant les conditions nécessaires aux personnels étrangers
recrutés pour « exercer les fonctions de professeur et de maître de conférences
au sein des établissements d’enseignement et de formation supérieurs et qui
devront percevoir le salaire de base de leurs homologues algériens ».
« Le salaire de base déterminé ci-dessous est affecté d’un
coefficient compris entre 8 et 11 », est-il toutefois mentionné dans
l’article 8 bis. Une disposition qui permet aisément d’imaginer le salaire
qu’empochera un enseignant étranger si l’on se réfère au salaire de base
de son homologue algérien qui, lui, gravite autour des 20 000 DA/mois, selon M. Mechab
pour qui « cette nouvelle forme de discrimination salariale est
inadmissible ». D’après lui, cette « anomalie » en matière
de rémunération, ainsi que les questions relatives au statut de l’enseignant
universitaire, au logement, au salaire et surtout à la démocratisation de la
gestion dans le secteur de l’enseignement supérieur feront l’objet d’une
réunion du bureau national du CNES les 20 et 21 du mois en cours. Une réunion
qui servira également à la constitution d’une plate-forme de revendications
définitive, prélude à un large mouvement de protestation. Par ailleurs, une réunion
de travail avec le ministre aura lieu le lendemain, c’est-à-dire le 22
novembre, a tenu à préciser M. Mechab.
EL-WATAN du 17/10/2004
La
communauté universitaire dans le désarroi
L’année universitaire 2004/2005 s’annonce sous
de très mauvais auspices à l’université Djillali Liabes de Sidi Bel Abbès,
présageant de nouveau une tension qui fait craindre le pire, au vu, notamment,
de l’accroissement du nombre d’étudiants
Sans verser dans un alarmisme récurrent, il s’agit bel et bien d’un constat que semblent partager tous les intervenants et acteurs de la communauté universitaire (étudiants, enseignants, organisations estudiantines et syndicalistes du Conseil national de l’enseignement supérieur - CNES), pour qui la gestion transparente et démocratique de l’université se heurte toujours à de réelles réticences. Les conflits lassants ayant opposé les responsables du rectorat aux animateurs de la section locale du CNES d’un côté, et aux représentants des étudiants de l’autre, marquant de façon prononcée la précédente année universitaire, ont immanquablement laissé des stigmates dans les esprits, maintenant en l’état un désarroi commun. Sit-in, arrêts de travail et grèves générales incalculables ont, pour rappel, été les faits saillants d’une année « écourtée », insensée et même surréaliste, où l’aspect académique et scientifique, relégué au second plan, voire même occulté, a visiblement déserté ce qui est pourtant son milieu naturel. Le CNES, par le biais d’un récent communiqué, met en relief cette amère réalité en tirant la sonnette d’alarme. « Afin d’éviter la paralysie de l’université algérienne et les conséquences désastreuses sur le devenir de centaines de milliers d’étudiants, l’assemblée générale, tenue jeudi passée, lance un appel pressant au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à respecter les lois sociales de notre pays et à ouvrir des négociations sérieuses avec la direction du CNES, afin de trouver les solutions adéquates aux problèmes qui se posent aux enseignants et à l’université en général », prévient-il. Et d’ajouter que « la démocratisation de la gestion de l’université reste un but stratégique et que les moyens adéquats à même de faire aboutir cette revendication seront déterminés en temps opportun. » Concernant les revendications du CNES, M. Nacer Tou, recteur de l’Université Djillali Liabes, estime, pour sa part, que « l’application des textes en vigueur, particulièrement ceux relatifs à la nomination des doyens, doivent être scrupuleusement observés et que nul n’a le droit de transgresser la loi. » Pour lui, la meilleure des issues pour le règlement des nombreux conflits que connaît l’université est « l’amorce d’un dialogue franc, constant et responsable » entre les différentes parties représentant la communauté universitaire. Côté effectif, le nombre prévisionnel des nouveaux inscrits devant rejoindre les bancs de l’université cette année avoisine les 6 000 étudiants. Un chiffre provisoire en attendant que la phase d’inscription qui se caractérise par des retards d’inscriptions dus essentiellement aux transferts opérés par bon nombre d’étudiants, soit clôturée définitivement. Près de 21 000 étudiants sont attendus pour cette année, repartis entre les six facultés de l’université Djillali Liabes. Un accroissement d’effectifs de l’ordre de 4 000 étudiants par rapport à la précédente année universitaire. En matière d’hébergement, l’on annonce, cette année, le lancement d’un projet de réalisation d’un campus universitaire pouvant accueillir 11 500 étudiants, de deux restaurants d’une capacité de 8 000 repas/jour, de blocs pédagogiques et d’une bibliothèque universitaire. Le site devant accueillir cet ouvrage qui s’étend sur une superficie de 60 ha, est localisé dans la zone périphérique nord-ouest de la ville. Pour ce faire, la Direction de l’urbanisme et de la construction (DUC) vient de lancer un concours national d’architecture pour l’élaboration de l’étude technique de faisabilité du projet.
Abdelkrim M.El-Watan du 02/10/2004
UNIVERSITE DE MOSTAGANEM / Une rentrée dans l’indifférence
Les 19 000 étudiants que compte l’université de Mostaganem - dont pas moins de 5 900 nouveaux inscrits - tardent à rejoindre les amphis. Alors que certains départements notamment dans les sciences agronomiques et les lettres ont bel et bien affiché leurs emplois du temps depuis le 25 septembre, les rares enseignants qui ont repris studieusement le chemin des classes ont eu la désagréable surprise de ne croiser même pas l’ombre d’un étudiant.
Si, pour les nouveaux venus,
la rentrée est habituellement retardée pour leur permettre de s’habituer au
rythme particulièrement asynchrone de l’enseignement supérieur, il n’en
est pas de même pour ceux en fin de cursus qui se doivent de négocier leur
dernière année à engranger un maximum de connaissances. C’est dans les filières
scientifiques où les cursus sont obligatoirement ponctués par l’élaboration
d’un mémoire que se rencontrent les plus téméraires qui tiennent absolument
à soutenir leurs travaux de fin d’études avant l’irruption du Ramadhan. En
effet, le mois de jeûne est particulièrement éprouvant pour la communauté
universitaire qui doit l’affronter dans une triple adversité. Celle liée à
l’abstinence qui est partagée par tous les musulmans n’est pas la moins
rude malgré l’aménagement horaire et la réduction de la durée des cours.
Il faut y adjoindre une très forte démotivation à suivre des cours magistraux
prodigués par des enseignants dont le courage se laisse allègrement entamer
par l’absentéisme alarmant de leurs élèves. Il y a enfin la vie dans les
cités que rythment les interminables queues à l’entrée des restaurants
universitaires où, nonobstant une enveloppe budgétaire conséquente, on peine
à offrir un menu acceptable pour des jeunes en pleine phase de croissance.
On éradique la mixité ?
Déjà, durant une bonne partie de l’été, les étudiants qui étaient hébergés
à la cité «U» de l’ex-ITA se sont fait déguerpir sans ménagement par les
responsables de l’ONOU afin d’éradiquer la mixité en cours jusque-là. Les
nombreux résidents ainsi que la majorité des organisations estudiantines qui y
avaient toutes des sièges
somptueux et qui bénéficiaient de beaucoup
d’égards, voire de
véritables privilèges, selon les termes du nouveau responsable du site,
n’ont pas accepté cette discrimination et l’ont fait savoir à tous les
niveaux, allant jusqu’à bloquer
à plusieurs reprises l’accès au rectorat. Prévue initialement pour
hier, la rentrée
solennelle aurait été déprogrammée. Depuis quelques années, cette
formalité récurrente permet un regroupement des principaux responsables autour
d’une collation où brilleront
par leur absence les enseignants, notamment ceux de rang magistral -
l’université en compte plus d’une cinquantaine - qui continuent de bouder
la conférence inaugurale consacrée à un thème rarement accrocheur et très
peu rassembleur. En réalité, toute la communauté universitaire continue de
faire comme si la rentrée était remise aux calendes grecques. Pour les plus
optimistes, les cours ne débuteront réellement qu’après les fêtes de l’Aïd.
Quant aux réalistes, l’année ne prendra son véritable rythme de croisière
qu’à l’orée de 2005. Rien de bien nouveau lorsque l’on sait qu’avec
les grèves à répétitions des étudiants, que relayent
régulièrement celle des enseignants, l’année universitaire qui
devrait durer au minimum
35 semaines d’enseignements effectifs est souvent réduite à la
portion congrue, diminuant drastiquement non seulement la durée mais aussi la
qualité des enseignements.
Bousculade pour se partager le pactole
Alors que le ministère reconnaît implicitement un déficit de 23 000
enseignants, rien n’est programmé pour combler à terme ce fossé. Ce ne sont
pas les
heures de vacations - qui viennent d’être portées à pas moins de 12
heures hebdomadaires - qui amélioreront un tant soit peu la situation. Que peut
bien faire de sérieux un professeur qui accepte de travailler 21 heures par
semaine, voire plus, sinon faire dans la redondance ou s’abriter derrière les
fastidieux et néanmoins coûteux exposés que personne ne lira ? Il est vrai
que, pour arrondir grassement les fins de mois - l’heure de vacation étant
payée entre 750 et 990 DA - il y a bousculade pour se partager le pactole. En
effet, ceux qui font le plein parfois en effectuant de longs déplacements
peuvent engranger, en sus de leur salaire, jusqu’à 40 millions de centimes
par année. A ce prix, qui se souciera de la qualité ? Pourtant des solutions
plus rationnelles existent, comme le fera remarquer ce professeur de lettres. La
première formule qui a le mérite de redonner plus de considération à la
qualité de l’enseignement consisterait à augmenter la charge hebdomadaire de
chaque enseignant et d’aligner les salaires en conséquence. Elle permettrait
une répartition équitable de l’effort et mettrait un terme à l’abject
marchandage sur la répartition des vacations. La seconde consisterait à
mobiliser le potentiel des 3 000 enseignants de rang magistral en les incitant
à ouvrir, chacun dans sa spécialité, une formation en magister. A raison de 8
postes par magister, ce seront plus de 20 000 enseignants qui seront formés en
3 années. Pour y parvenir, le ministère devrait s’impliquer en ouvrant des
lignes de crédits pour chaque magister et en valorisant, pas uniquement par des
primes, l’effort de tout un chacun. Sentencieux, notre interlocuteur ajoutera
que, dans moins d’une décennie, ils seront près de deux millions à venir négocier
une place à l’université. Il serait temps d’y penser dès aujourd’hui.
En attendant, avec pas moins de 550 enseignants et 9 sites, dont le dernier
ouvert récemment à Relizane, l’université de Mostaganem peine à trouver sa
voie. Car, avec plus d’une trentaine de spécialités, dont certaines uniques
en Algérie, la communauté enseignante qui ne manque pas de compétences désespère
de l’érection de quelque pôle d’excellence.
EL WATAN DU 02/10/2004
740 000 ETUDIANTS DANS LES CAMPUS DES AUJOURD'HUI ET BEAUCOUP DE PROBLEMES / L’administration harcelée à Constantine
A la veille de la rentrée universitaire 2004-2005, les organisations estudiantines reviennent à la charge, exhumant les sempiternels problèmes d’hébergement, de restauration et de transport, exerçant, à ce titre, des pressions sur l’administration universitaire et harcelant celle-ci à coups de communiqués caustiques, comme c’est le cas de l’Union générale des étudiants libres (UGEL).
En effet, depuis déjà quelques jours la date officielle de la rentrée à peine annoncée la section de l’UGEL, de l’université des Frères Mentouri de Constantine multiplie les reproches à l’encontre des responsables du secteur, en particulier à l’encontre du directeur de la résidence universitaire pour filles Seddik Benyahia, située dans la commune d’El Khroub, l’accusant de faire dans la «provocation» et l’«autoritarisme». Dans un communiqué rendu public et daté du 27 septembre 2004, la section de l’UGEL de cette cité universitaire fustige le premier responsable de l’infrastructure, dénonçant son attitude à l’égard «des représentantes des étudiantes qu’il a refusé de recevoir depuis le 6 septembre de l’année en cours» et l’accusant d’avoir «pénétré par effraction dans le bureau de l’UGEL, détruisant quelques-uns des biens appartenant à la section, avant de procéder à un changement des serrures». Les signataires du communiqué réfutent par ailleurs, la décision «illégale» du directeur de la résidence Seddik Benyahia de «traduire les membres de cette section en conseil de discipline sans aucun motif», l’incriminant également de «déchirer les affiches et les communiqués» de l’UGEL, qualifiant cela de «dépassements et de graves dérives». A ce titre, l’UGEL interpelle tous les responsables du secteur de l’Enseignement supérieur, notamment le ministre de l’Enseignement supérieur, le directeur de l’Office national des œuvres universitaires (ONOU), le recteur de l’université des Frères Mentouri ainsi que le wali de Constantine et les invite à mettre un terme aux agissements de ce directeur. Dans un autre communiqué, tout aussi vitriolé, la section de l’UGEL des étudiants en médecine s’en prend, elle aussi, à l’administration universitaire l’accusant de faire la sourde oreille aux demandes de l’UGEL, notamment au sujet de «6000 étudiants privés de restauration, alors que les cours à la faculté de médecine ont débuté le 18 septembre 2004». Une grogne similaire exprimée également par la section de l’UGEL de l’université islamique Emir Abdelkader de Constantine qui «recommande», pour sa part, aux étudiantes inscrites en sciences islamiques de se faire héberger à la cité Nahas Nabil, située pourtant à proximité de l’université, et d’éviter, notamment, celle de la nouvelle ville Ali Mendjli, à cause de l’éloignement et des problèmes de transport. Selon des chiffres avancés par le wali lors de la troisième session de l’APW qui a eu lieu les 28 et 29 septembre, environ 2000 lits, réceptionnés en janvier 2004, vont être attribués aux étudiants en sus de 140 logements sociaux situés à la nouvelle ville Ali Mendjli, qui abrite également un chantier de 4000 autres lits (dont 2000 sont déjà achevés) qui seront, selon les prévisions du wali, réceptionnés en perspective de la rentrée 2005-2006. Outre cela, il a donné instruction au directeur des transports pour renforcer le transport universitaire.
Par Lydia R.
El-Watan du 02/10/2004
Les étudiants en médecine vont être délogés de la cité universitaire Revoil, alors que cette résidence est toute proche de l'institut où ils étudient et également des centres où ils effectuent leurs stages.
Une décision prise par la commission préparatoire de la rentrée universitaire 2004/2005. C'est pourquoi, un recours vient d'être introduit auprès du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Celui-ci est interpellé afin d'intervenir, en urgence, pour annuler cette décision. Dans un communiqué rendu public avant-hier, il est précisé que les étudiants en médecine doivent évacuer les lieux au profit des étudiants d'autres établissements. Il s'agit de ceux, est-il ajouté, de l'Institut national d'agronomie (INA), de l'Ecole polytechnique d'architecture et d'urbanisme (EPAU), de l'Ecole nationale polytechnique (ENP) et de l'Institut national d'informatique (INI). Des écoles et instituts qui sont proches des cités universitaires de Bouraoui et de Bab Ezzouar, note le communiqué. «Alors pourquoi on nous demande d'aller dans d'autres cités universitaires ?» s'interrogent des représentants de ces étudiants en médecine. Ceux-ci rappellent que c'est la seconde fois qu'on tente de les déloger. La première tentative, précisent-ils, a été vouée à l'échec après l'intervention du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Le Dr Harraoubia avait désigné une commission ministérielle présidée par M. Attar qui avait fini par annuler la décision pareille à celle prise ces jours-ci visant à déloger les étudiants de médecine de la cité universitaire Revoil.
Par S. E. B.
El-Watan du 02/10/2004
Sur fond de contestation à Aïn Defla
La rentrée universitaire 2004/2005 au centre de Khemis Miliana connaîtra certainement des turbulences puisque des organisations estudiantines commencent déjà à montrer des signes de mécontentement.
Il en est ainsi de l’Union générale des étudiants algériens (UGEA) qui, à travers un communiqué diffusé avant-hier, a appelé tous les étudiants à observer un sit-in devant les locaux administratifs afin de contraindre les responsables à reporter la rentrée jusqu’à la résolution de tous les problèmes. Ceux-ci sont liés essentiellement au retard considérable enregistré dans la réalisation des projets des 2000 places pédagogiques et 1000 lits. Par ailleurs, le centre universitaire continue à accueillir les demandes de transfert émanant de nouveaux bacheliers orientés loin de leur lieu de résidence ou encore ceux ayant échoué à des concours, notamment au niveau de Mostaganem. Ces derniers ont sollicité leur inscription en sciences juridiques, une branche arrivée à saturation. Soulignons, d’un autre côté, que l’encadrement demeure toujours déficitaire malgré la désignation par le ministère de l’Enseignement supérieur de 60 enseignants. Ce sont surtout les étudiants en tronc commun du département des sciences exactes, technologie et informatique qui en souffrent le plus. Sur le plan de l’hébergement, des étudiants se trouveront hébergés au niveau des dortoirs du lycée Si M’hamed Bougara, à Khemis Miliana, et celui de Sidi Lakhdar. En outre, des logements sociaux et même l’hôtel El Moultaka, à l’entrée de la ville, accueilleront les étudiants. Cette situation fait redouter le pire à l’UGEA, qui craint des débordements en raison de toutes ces pressions sur les étudiants. C’est pourquoi elle exhorte les autorités à intervenir pour éviter tout dérapage. En conclusion, rappelons que le centre universitaire de Khemis Miliana accueillera, pour cette rentrée, plus de 1971 nouveaux bacheliers, dont une quarantaine d’étrangers.
Par Aziza L.
El-Watan du 02/10/2004
La nouvelle année universitaire se déroulera sans contrainte particulière compte tenu des nouvelles capacités pédagogiques offertes grâce à la réception d’une partie de l’imposante bâtisse du complexe théâtral.
Pour rappel, le complexe, qui était conçu pour abriter quelque 3200 places, a fait l’objet d’une reconversion en structure d’enseignement à la suite de son affectation à l’université par le président de la République lors de sa visite en 2001 dans la wilaya. Les responsables chargés du suivi ont dû d’ailleurs mettre les bouchées doubles pendant plusieurs mois pour être au rendez-vous afin que toutes les conditions du déroulement des cours soient réunies. Ainsi, quelque 3000 étudiants investiront les nouveaux espaces pédagogiques à travers trois amphithéâtres de 230 places chacun, cinq salles de cours, vingt salles de travaux dirigés, trois salles de lecture d’une capacité de 350 places, 3 salles internet, dont une pour les enseignants. Selon Tahar Chami, directeur du centre universitaire, les nouveaux flux d’étudiants ont pu être canalisés vers les filières souhaitées, car tous les moyens ont été mis en œuvre aussi bien en places pédagogiques qu’en ce qui concerne les conditions d’hébergement. «Il convient d'indiquer qu’il a été réceptionné un pavillon de 500 lits et un restaurant de 300 places à la résidence universitaire de M’salla. Ces nouvelles livraisons portent à plus de 4000 les capacités d’hébergement dont disposent les deux cités réunies.» Aussi, il vient d’être décidé l’acquisition des locaux des ex-Galeries situées à proximité de la nouvelle structure d’enseignement en vue de leur transformation en restaurant d’une capacité de 5000 repas par jour. Ce qui évitera aux étudiants de faire des déplacements jusqu’aux cités ou au restaurant central pour prendre leurs repas. Pour une utilisation optimale, il a été décidé d’affecter la structure à l’institut des sciences de gestion où 1044 nouveaux inscrits ont été enregistrés. Les effectifs attendus pour cette rentrée universitaire pourront atteindre quelque 8500 étudiants, dont 2268 nouveaux inscrits répartis à travers les différentes filières dispensées. On annonce, par ailleurs, l’ouverture d’une filière des sciences de la communication et de l’information rattachée à l’institut des langues.
Par M. E.