Articles du journal Alger républicain


 Journées d'études du CNES sur la réforme et la démocratisation de l'université

«Le LMD n'est pas une solution»

  Ces journées, tenues les 12 et 13 octobre, interviennent dans un contexte particulier caractérisé par le lancement, à partir de cette rentrée, d'une réforme à contenu libéral, mais aussi par la montée des luttes autour de la démocratisation de la gestion de l'université.

Le nouveau système LMD (Licence, Mastère, Doctorat) que le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MESRS) a lancé cette année dans une dizaine d'établissements universitaires a occupé l'essentiel des communications et des interventions dans le débat général. La première communication a été présentée par le professeur D. Benachour, enseignant à l'université de Sétif et membre du groupe de réflexion sur le LMD mis en place par le MESRS. Elle a été axée sur le contenu technique, détaillé, du nouveau système. Pour ce partisan du LMD, la dernière réforme de l'université date de 1971 et le nouveau système s'impose donc pour ne «pas rater le train du développement». Il ajoutera que la réforme actuelle vient en application des recommandations de la commission nationale de la réforme du système éducatif (CNRSE). Sur la relation Université/secteur économique, M. Benachour estime que l'université ne doit pas s'isoler de son environnement et note qu'actuellement, en Europe, il y a une très forte demande d'emploi pour les BAC+3. «Oui, il dit bien en Europe», murmure un enseignant dans la salle comme pour lui rappeler la nécessité de démontrer l'utilité du LMD en Algérie et non pas ailleurs.

Farid Cherbal, coordonnateur national adjoint du CNES, présentera, lui, une remarquable communication sur les vrais enjeux de la réforme universitaire actuelle à travers laquelle il déconstruira tout l'argumentaire officiel sur les motivations réelles du passage au LMD, mais aussi sur sa capacité à constituer une solution appropriée à la crise de l'université et à la qualité de l'enseignement. Il fustigera la «nov langue» (nouvelle langue) employée par les promoteurs de la réforme actuelle (offre de formation, mobilité, équivalence) qui assimile les étudiants et les diplômes à de la marchandise. Cette nov langue est servie, selon F. Cherbal, comme une potion magique. Il abordera aussi la question de la démocratisation de l'université et de l'élection des responsables pédagogiques, laquelle constitue un des axes stratégiques du CNES depuis son dernier congrès. Il faut rappeler que l'université de Sidi-Bel-Abbes, a déjà livré, l'année dernière, une bataille à l'administration autour de cette question et que les enseignants des universités de l'USTHB (Bab Ezzouar) et de Béjaïa se sont mobilisés, en cette rentrée, sur le même thème. Même si pour Kaddour Chouicha, figure emblématique du CNES, «le combat pour la démocratisation de l'université est inégal ; dans certains établissements, il est encore difficile de mobiliser les enseignants sur l'élection des responsables pédagogiques ; par contre, si le projet de faire ramener des enseignants étrangers qui seront payés à 1500, voire 2000 euros, il est certain que toutes les universités vont réagir». K. Chouicha estime néanmoins que «le CNES est aujourd'hui mis au défi de montrer qu'il demeure le même syndicat autonome et démocratique qui ne se déconnecte pas des luttes démocratiques de la société. Pour ce faire, il doit combattre pour la démocratisation à l'intérieur de l'université».

La discussion en plénière a été riche et la majorité des intervenants a déploré le fait que le contenu de la réforme actuelle ne soit pas la résultante ou la synthèse d'un nécessaire et large débat qui doit regrouper les étudiants, les enseignants et tous les responsables du secteur de l'enseignement du supérieur. Pour eux, le LMD est venu en Algérie dans les valises de l'union européenne dont certains membres, comme la France, viennent à peine de le lancer. Des séminaristes ont par ailleurs mis en garde contre la remise en cause de la démocratisation de l'enseignement et de l'égalité des chances pour lesquels des générations entières se sont sacrifiées. Au vu de ce qui a été dit durant les deux journées, il est à parier que la position qu'exprimera le CNES, lors de son prochain conseil national, au mois de novembre, sur le LMD, sera son rejet pour inadéquation avec la situation de l'université algérienne et pour les risques qu'il fait encourir à l'idée d'une université ouverte aux enfants du peuple.

Rachid Naceri

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M. Bouguessa (Cnes-Setif) à Alger républicain

«Le budget de l'université est insignifiant»

M. Bouguessa est enseignant en économie à l'université de Sétif et ancien secrétaire général de cet établissement dans les années 1980.

Alger républicain : en tant qu'enseignant et ancien gestionnaire à l'université, quel est votre point de vue sur le contenu de la réforme actuelle à l'université, surtout sur la question du financement ?

M. Bouguessa : En assistant à des débats et conférences sur la question LMD, on a l'impression qu'elle est là, juste pour réduire la durée des études et donc des coûts. En même temps, en allant au fond de cette réforme, on s'aperçoit que sa mise en œuvre exige beaucoup de moyens. Au stade actuel de son introduction, dans une dizaine d'établissements, il y a très peu de moyens affectés et même les ressources disponibles ne sont pas gérées d'une façon rationnelle : pas d'évaluation, pas de réunion du conseil d'administration, pas d'informations sur les ressources dont dispose chaque établissement ni sur leurs fonds documentaires… etc. Actuellement, 30 % du volume horaire est assuré par des vacataires. C'est énorme. Qu'en sera-t-il avec ce système qui exige plus de moyens, plus d'enseignants… etc. On parle du tutorat en ce sens que chaque enseignant est tuteur de plusieurs élèves alors qu'ailleurs, ce sont des étudiants enfin de cycle qui sont tuteurs de leurs collègues de première année pour les assister dans leurs premiers pas à l'université. J'ai pris part à plusieurs conférences où l'on a parlé du tutorat sans que l'on sache la fonction qu'on veut lui assigner. Je m'interroge, d'ailleurs, pour savoir s'il y a des enseignants tuteurs dans les établissements où le LMD est mis en place. D'un autre coté, cette réforme fait appel à la relation de l'université avec le secteur socio-économique et, par conséquent, le contenu des programmes doit être élaboré de concert. Or, rien n'a été fait dans cette direction-là, pour l'instant. Je m'intéresse aussi à la question financière que je connais bien. Les ressources propres de l'université sont de l'ordre de 3 %. Le budget de fonctionnement hors charges du personnel et charges annexes, est de 5000 DA par étudiant. C'est insignifiant. La moitié est versée à la documentation. Plus grave, seulement 200 DA sont consacrés au fonctionnement pédagogique. Il en faut beaucoup pour financer la réforme, actuellement, et rien ne se profile à l'horizon.

Propos recueillis par Rachid Naceri

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Kamel Aïssat, syndicaliste du CNES, à propos de la réforme LMD

«La valeur marchande régulera l'université»

Kamel Aïssat est membre du bureau national du cnes et coordonnateur de la section de Béjaïa. Rencontré lors des journées d'étude organisées à la Faculté des sciences sociales de Bouzaréah (Alger),

il a bien voulu répondre à nos questions.

Alger républicain : l'université accueille, cette année, près de 750 000 étudiants au niveau national. Comment évaluez-vous cette rentrée ?

Kamel Aïssat : La rentrée universitaire s'est effectuée comme toutes les rentrées précédentes, c'est-à-dire dans des conditions difficiles, que ce soit pour les étudiants ou pour les enseignants, vu le taux de réussite «exceptionnel» au baccalauréat, tel qu'il est qualifié par la tutelle. nous avons donc reçu un nombre d'étudiants assez important avec les mêmes structures pédagogiques que l'année dernière. Et les pouvoirs publics ont pourtant fait une campagne pour dire que la rentrée s'est effectuée dans de bonnes conditions et que l'Etat a assuré des places pédagogiques à tous les étudiants. en fait, leur définition de «place pédagogique» est une définition bureaucratique, dans la mesure où elle se résume à «une table et une chaise».Une conception conforme à leur politique de gestion des effectifs.

Alger républicain :Sachant que le nombre actuel des enseignants ne peut assurer un bon fonctionnement de l'acte pédagogique, quelle est l'attitude du CNES vis-à-vis des mesures de recours au recrutement prochain d'enseignants étrangers ?

Kamel Aïssat : Il faut dire que le problème du déficit d'enseignants est dû à l'absence d'une politique de formation des formateurs depuis plusieurs années. l'université algérienne a formé, en moyenne, 25 000 enseignants depuis l'indépendance et on aura besoin d'un même quota, dans quatre ans. Est-ce possible ? Au lieu d'engager le débat avec les enseignants pour essayer de trouver une solution, la tutelle a recouru à une politique populiste dont le but est plus destiné à rassurer la population qu'à régler le problème de l'enseignement. Quant au recrutement d'enseignants étrangers, sur ce principe, nous n'avons pas de problèmes. Nous sommes pour tous les brassages entre toutes les universités dans le monde. Le problème qui se pose, c'est que les appels d'offres lancés sur internet commencent à inquiéter le corps enseignant dans la mesure où les avantages et salaires prévus pour les collègues qui vont venir de l'étranger vont être de cinq à six fois supérieurs à ceux des nationaux exerçant le même métier. A titre d'exemple, les appels d'offres de l'ambassade du Canada proposent 60 000 dinars pour l'enseignant augmentés d'une somme variant de 900 à 1100 dollars canadiens, un logement meublé, des billets d'avion pour lui et sa famille. Si on fait les calculs, c'est un salaire de près de 250 000 dinars, tous frais confondus, alors que le salaire d'un enseignant, chez nous, tourne autour de 40 000 dinars. Nous considérons que cette mesure n'a pas pour objectif la prise en charge du problème de l'encadrement. Ce n'est pas une solution destinée à améliorer l'encadrement. il existe d'autres solutions, mais il faudrait en discuter avec les enseignants. 

Alger républicain : Le CNES a clairement affiché son refus de la nouvelle réforme universitaire (système LMD). Pourquoi ce rejet ? Et que comptez-vous faire ?

Kamel Aïssat :Actuellement, il y a un débat au sein du CNES pour comprendre cette réforme. Elle nous est présentée seulement comme une réforme de l'architecture de l'enseignement supérieur. En réalité, les enjeux sont cachés. Les enjeux réels, c'est que c'est une réforme globale de l'université. Le discours de Bouteflika confirme la logique libérale qui est en jeu, dans la mesure où il parle de privatisation de l'université. Donc, la réforme LMD, c'est l'application de la feuille de route néolibérale à l'université, telle quelle est exigée par l'UE par les accords d'association. C'est ça, le cadre politique dans lequel elle s'insère.Le CNES, dont l'un de ses principes fondateurs est la construction d'une université publique, de qualité et ouverte à tous les enfants du peuple est, de fait, opposé à l'université qui nous est proposée. Cette réforme n'est qu'un élément du processus de démantèlement de l'université qui offre les mêmes chances aux enfants du peuple. La position globale du CNES, c'est d'émettre des réserves importantes sur le projet LMD. Nous comptons avoir une riposte syndicale et probablement, nous essayerons d'associer tous les acteurs, les étudiants particulièrement. sans ces derniers, la riposte ne peut être consistante. C'est la meilleure riposte qu'on puisse donner, aujourd'hui.

Alger républicain : Lors de son discours d'ouverture officielle de la rentrée universitaire 2004/2005, le président de la république a affirmé que le secteur de l'enseignement supérieur sera ouvert à l'investissement privé. quelle est votre position ?

Kamel Aïssat :C'est comme pour l'économie algérienne, un ajustement structurel va être appliqué à l'université algérienne qui doit répondre aux normes telles qu'édictées par la feuille de route OMC/ UE. C'est ça l'objectif et bouteflika annonce que le chapitre université est inclu dans les accords avec l'OMC. Concrètement, l'université privatisée ne sera essentiellement ouverte que pour les enfants des riches de ce pays. c'est la valeur marchande qui régulera l'université.Il est évident que nous allons défendre notre conception de l'université et que nous résisterons avec l'ensemble de la société. Je pense que c'est un enjeu qui va au-delà du seul CNES ; l'enjeu de l'université intéresse tous les secteurs de la société et c'est à cette dernière d'apporter les réponses attendues.

Entretien réalisé par

Samir Fadel

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Jacques Degouyts à Alger républicain

«L'enseignement à deux vitesses !»

 

Jacques Degouyts et Anne Wiesland, membres du syndicat national des enseignants du supérieur (Snes-Sup), ont assisté aux journées d'étude du CNES sur la réforme de l'université. Le Snes-Sup, syndicat majoritaire à l'université, est membre de la fédération des syndicats universitaires (FSU).

J. Degouyts livre à Alger républicain son analyse sur la réforme LMD en France.

 

Alger républicain : Peut-on connaître la position de votre syndicat sur le système LMD ?

Jacques Degouyts : En France, le système universitaire avait besoin d'être réformé. Il y a des difficultés importantes, peut être moins qu'en Algérie, mais elles existent : l'échec en premier cycle, des formations académiques qui ne se soucient toujours pas de formation professionnelle. Du côté des étudiants, on se porte sur des filières un peu toujours les mêmes, sans se soucier des débouchés. Par exemple, aujourd'hui, les sciences humaines, la psychologie et le sport sont des filières très choisies alors que les filières scientifiques ou technologiques le sont moins. Tenant compte des besoins réels en matière d'emploi, il y a nécessité de réformer l'université et sa façon de former les jeunes ? Notre syndicat est favorable à la réforme par un changement des méthodes pédagogiques. Sur le texte, à proprement parlé, du LMD, il y a une inquiétude de notre syndicat. En France, malgré tout, une réglementation des diplômes jusqu'alors sont d'ordre national. En ce sens, les matières et le contenu sont fixés au niveau national. Ils sont fixés par des textes qui donnent leurs intitulés, leurs volumes horaires et l'essentiel du contenu de la formation. Or dans le dispositif LMD, ce qu'on entend, c'est surtout Union européenne, mobilité, excellence…

Le ministère de l'enseignement supérieur dit que la réforme actuelle est une véritable recomposition de ce qu'on appelle maintenant «l'offre de formation» et cette recomposition est l'objet du débat actuel. Ce que souhaite le Snes-Sup, ce sont des textes qui soient des cadres fixant des objectifs et une politique nationale ; certes, avec la contribution des établissements, avec des étapes qui permettront aux uns et autres de s'exprimer. Mais ce n'est pas le choix de l'actuel ministère. Plutôt que de fixer des orientations, à priori en amont, il a choisi comme méthode de ne donner qu'un cadre extrêmement léger laissant aux établissements la tâche de construire, une par une leur offre de formation. Que ce soit en matière de L1 (les trois premières années) ou en M (Master), l'université n'a qu'à produire des projets qui seront ensuite remontés au ministère pour être examinés. On invoque la liberté des établissements, on invoque la créativité et l'on invoque l'excellence. Le Snes-Sup a essayé d'infléchir les choses ; il a essayé d'apporter des amendements et le plus souvent, ils n'ont pas été retenus. L'idée de construire ensemble un cadre national a été rejetée. Le ministre indique qu'on verra bien, d'ici quelques années, laissons les universités travailler, laissons les mettre en place le LMD et l'on verra après comment homogénéiser et trouver un cadre national. C'est ce que nous n'avons pas accepté. Notre grande inquiétude, c'est la remise en cause du caractère national des diplômes. Le ministre dit que les diplômes restent nationaux mais quand les projets des établissements sont autant différents les uns des autres, quand les contenus ne sont pas les mêmes, on peut dire que le diplôme est national, mais c'est valable, juste sur le papier. Dans ce système où l'on parle de l'excellence, c'est la concurrence qui devient le moteur essentiel entre les étudiants, les enseignants et les établissements. Au Snes-Sup, nous pensons que le système de coopération est plus efficace. Pour nous, à travers le LMD, il y a danger de déréglementation, de perte du cadre national des diplômes et la création d'une université à deux vitesses, de petites et moyennes universités qui feront des licences et de grandes universités qui feront le Master. Les étudiants en France ont déjà protesté contre ce système en le considérant comme une régression.

 

Alger républicain : D'après ce que vous venez de dire, vous devez partager l'inquiétude de vos camarades du CNES sur la mise en place du LMD en Algérie ?

Jacques Degouyts : Ce qui m'a surpris en arrivant ici et alors que la situation est vraiment différente, les conditions étant plus difficiles dans votre pays, c'est que le discours sur le LMD est exactement le même dans les deux pays : les mêmes mots, le même langage. Comment appliquer le même modèle à une situation aussi différente. Je comprends bien l'attitude du CNES. Mon sentiment est qu'on ne peut pas mettre en place une réforme clonée, qui de toute façon, même si elle était bonne, ne conviendrait pas à la situation actuelle.

Entretien réalisé par

Rachid Naceri


Synthèse de la déclaration de la section CNES de Bab Ezzouar

Pour une gestion démocratique de l'USTHB !

Dans une déclaration de l'assemblée générale des enseignants de l'USTHB, réunie le 10 octobre dernier, le CNES dénonce :

— la prolifération des zones de «non-droit» au niveau de l'USTHB, à l'exemple de la faculté d'informatique et électronique, de l'institut formant les diplômes d'études universitaires appliquées et de la faculté de mathématiques.

    La gestion opaque et rentière de la faculté de chimie.

    Le détournement d'heures complémentaires par l'administration.

    La dégradation de l'environnement physique de l'USTHB (accumulation de gravats et de mauvaises herbes, sanitaires défaillants, absence de clôture…).

— La défiguration de l'œuvre architecturale d'Oscar Niemeyer par la construction de baraques préfabriquées.

La déclaration mentionne que l'AG des enseignants de l'USTHB :

— se réserve le droit d'exiger les mêmes avantages que les collègues coopérants recrutés à l'étranger.

— A décidé de la mise au point des modalités pratiques pour l'élection des doyens et des chefs de département au niveau de l'USTHB pour l'année universitaire en cours.

— Exige le respect de la réglementation concernant les heures complémentaires.

— Exige l'octroi de 52 heures complémentaires pour l'encadrement des mémoires de fin d'études et la limitation de nombre de mémoires encadrés (3 mémoires par enseignant).

— Exige une répartition équitable et transparente des stages de formation à l'étranger et des congés scientifiques.

— Exige l'affichage par l'administration de l'USTHB de la charge horaire de chaque enseignant ainsi que celle des responsables de l'administration (recteur, vice-recteurs, doyens, chefs de département).

— Demande au président élu de la commission des œuvres sociales (COS) de programmer l'AG bilan de la COS après le mois de Ramadan.

•  Demande au président élu de la commission de logement de programmer une assemblée générale dans les plus brefs délais.